Isabelle Boissard, La fille que ma mère imaginait

Premier roman ! Une jolie entrée en littérature

Une jeune maison d’édition : Les Avrils
Un premier roman : La fille que ma mère imaginait, d’Isabelle Boissard



L’avis d’Evelyne pour Désirdelire

Premier roman ? Jolie entrée en littérature ! D’une écriture vive et teintée d’humour, avec un sens de la formule indéniable et un regard distancié et lucide en même temps qu’une émotion sous-jacente toujours présente, la narratrice trace le portrait d’une femme dont l’existence confortable de « femme de » cadre expatrié masque – plus ou moins – la difficulté à composer avec les traces parfois douloureuses d’une  vie de « fille de »  famille  d’origine modeste.
Comment être soi-même, trouver sa place ?
Pourquoi écrire ? Cette question-là aussi est posée et l’atelier d’écriture que suit la narratrice participe de cette prise de conscience.
L’auteure mène le récit « à sauts et à gambades » pour reprendre l’expression de Montaigne, passant du coq à l’âne, changeant inopinément de registre, juxtaposant bribes de dialogues, observations, réflexions. Cette fantaisie ne relève pas pour autant de la gratuité ou de la virtuosité :   de ces télescopages, de ces changements de ton surgit indirectement le sens, en évitant toute lourdeur explicative.  
Sans parler du plaisir de la lecture, bien réel, que procure cette écriture pleine d’allant.

P.S. Au fait, surtout ne pas oublier le personnage Playmobil qui a perdu sa perruque : il est essentiel dans l’histoire et d’ailleurs il est dessiné à la première page… Je n’en dirai pas plus !


Lire un extrait sur le site de l’éditeur

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