Laurence Vilaine et Lucie Monziès / Écriture et mise en voix / »De quoi j’ai envie ? j’ai peur de quoi ? »

Crédits photographiques : Jean-Dominique Billaud (Laurence Vilaine) et Raphaëlle Savrel (Lucie Monziès)

Laurence Vilaine, écrivaine, et Lucie Monziès, comédienne, ont accompagné un groupe d’étudiant.es de l’université de Nantes dans une aventure d’écriture et d’oralité. Tout au long du semestre, elles leur ont proposé de confronter, d’explorer la frontière entre l’envie et la peur. Va-et-vient entre écriture et lecture des textes écrits par chacun·e, le résultat de cette aventure collective a été mis en voix dans les studios de Radio Prun’ en avril 2021.
Envie de rire, de partir en courant, d’acheter des hortensias, de faire l’amour, là, maintenant, envie de pleurer, d’apprivoiser une pie, de crier plus fort que toutes les manifs. Oui, mais la peur – de ne pas savoir, la peur du noir, de faire du mal, d’être ridicule bien sûr, la peur d’oublier, de tout oublier en dormant trop longtemps. Comment la peur et l’envie se nourrissent, s’empêchent, se frottent ?

De quoi j’ai envie ?
Oui, mais j’ai peur.
Pourquoi j’ai peur ?


Est-ce que j’ai vraiment envie ?

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Laurence Vilaine est écrivaine, auteure des romans Le silence ne sera qu’un souvenir, La Grande Villa (Gaïa, 2011, 2016) et en 2020 : La Géante, aux éditions Zulma. À ses chantiers romanesques s’ajoutent des contributions à des revues comme Apulée (Zulma), ainsi que des lectures – La Grande Villa a donné naissance à une création musicale avec le musicien Bijan Chemirani.
Sa démarche et son écriture vont de pair, qui tentent de tracer un chemin pour écouter ce que dit et ce que cache le monde – le vaste qui nous entoure, et en retour, inévitablement, le nôtre, un peu enfoui, tout au fond.

Lucie Monziès se forme au conservatoire de Nantes en cycle spécialisé de théâtre de 2016 à 2018. Elle y rencontre entre autre Dieudonnée Niangouna, Nathalie Béasse, Pascal Ferrand.
Depuis, elle multiplie les expériences cinématographiques (La fille au bracelet, L’angle mort), collabore sur les pièces d’Ulrich N’Toyo, Chloé Julien-Guillet et Marie Pierre, en tant qu’interprète et dramaturge.
Parallèlement, elle développe ses propres projets d’écriture et de mise en scène, en théâtre, Radio-Cabane, et en performance, Place Royale.



L’année qui vient de s’écouler a été faite de TURBULENCES. Sans s’arrêter de faire et de défaire, inlassablement, les artistes et les structures culturelles ont poursuivi l’accompagnement de la création étudiante. L’engagement CONTINUE et dans les infimes possibilités laissées, les acteurs de la création artistique ont su trouver des solutions alternatives.
Pour sa 6ème édition et dans le contexte actuel, le festival se transforme et devient cette année ZONE DE TURBULENCES. Ce temps fort valorise les pratiques artistiques étudiantes du 6 au 13 avril 2021, sous un format numérique, l’occasion de montrer les TURBULENCES SOUTERRAINES qui, sous la surface des confinements, ont animé les flux des imaginations artistiques.



Quelque chose de la liberté – Atelier décriture

L’écrivaine Laurence Vilaine a également proposé un atelier d’écriture au premier semestre 2020-2021. Les rencontres et expérimentations littéraires (100% à distance) des participant·es ont permis de créer un recueil de textes éponyme.Écrire, c’est parfois escalader une montagne, qui n’est peut-être finalement qu’une douce colline ou un long sentier le long des dunes. C’est aussi faire tomber des barrières, plonger dans des eaux nouvelles, fouler le sable chaud ou la neige. Cet atelier d’écriture a invité à emprunter ces chemins, là où on n’a peut-être jamais mis et jamais osé mettre les pieds. Et ça ressemble à quelque chose de la liberté.

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