Milena Agus, Une saison douce

Le Campidanese est un petit village perdu et paisible de Sardaigne qui vit de la culture des artichauts, un « hameau baignant dans le silence… qui évoque un western après le passage des méchants ». Le train ne s’y arrête plus, le maire, le médecin et le curé se trouvent dans le village voisin, l’école est fermée, aucun enfant ne naît plus ici. Les enfants du village qui l’ont quitté répugnent à y revenir, même lorsque leurs parents veulent les réunir pour Noël. Un village qui meurt lentement, un horizon limité pour les villageois aux idées tout aussi limitées quant aux évolutions de la société. 

Un jour tous voient arriver avec horreur, cachés derrière leurs volets, des migrants qu’ils qualifient tout de suite d’envahisseurs. Personne n’est prêt à ouvrir sa porte à ces êtres majoritairement noirs. Accompagnés d’humanitaires, des Blancs tout aussi étranges que les migrants aux yeux des villageois, ils vont s’installer dans le Rudere, la Ruine, une maison abandonnée, sans toit ni eau courante ni électricité qui leur a été attribuée par les autorités…

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