16/10, Une journée avec Jean-Michel Espitallier à Sigonce (04)

©Hannah Assouline

Une journée à Sigonce (04) avec Jean-Michel Espitallier.

9 h 45 : accueil

10 h-12 h: Conférence-discussion
Caisse à outils, pièces détachées, bricolages
ou qu’est-ce que la poésie contemporaine?

12 h 30 : Déjeuner avec l’auteur au bistrot du village, l’Amandier

15 h-16 h : Entretien et échanges
L’écrivain Jean-Michel Espitallier en question(s)

16h30-18 h 30 : Atelier de création
Listes, inventaires, (dé)rangements


S’informer, réserver
pour la journée : contact.desirdelire@gmail.com / 06 01 23 23 30
pour le déjeuner (environ 13 €) : contact.desirdelire@gmail.com / 06 86 45 43 69

Entrée gratuite, sur réservation et selon les règles sanitaires en vigueur à cette date.

Notre librairie partenaire : La Carline (Forcalquier)

Sommaire de la page

Qui est Jean-Michel Espitallier ?

Le programme détaillé de la journée

La présentation de ses travaux sur la poésie et de ses quatre derniers livres parus

Des liens vers des émissions :
France Culture Sgt Pepper suite(s)
France Culture, L’Atelier du son

Des articles sur son travail : Diacritik, et Les Imposteurs

Ses articles sur AOC


Qui est Jean-Michel Espitallier ?


« Dans son refus obstiné de céder à l’esprit de sérieux que l’on exige des grandes personnes, Espitallier
persiste à jouer avec les mots en préservant tout le sérieux que les enfants mettent dans leurs jeux. » Bertrand Leclair, Le Monde des Livres.

« Sous ses dehors ludiques […] et sa drôlerie peu fréquente dans la sphère de la poésie, la subversion du propos est plus grave qu’il n’y paraît : les énumérations, les litanies, la logique d’expansion lexicale ou syntaxique poussée jusqu’à l’absurde, témoignent aussi d’une inquiétude plus secrète devant la multitude peut-être illusoire de l’univers […]. » Yves Di Manno, Isabelle Garron, Un nouveau monde : poésies en France 1960-2010, Flammarion, 2017.

Écrivain, poète, musicien, Jean-Michel Espitallier, né à Barcelonnette, vit à Paris. Il est l’auteur d’une vingtaine de livres, dont, pour les derniers : Tourner en rond : de l’art d’aborder les ronds-points, PUF, 2016 ; La Première Année, Inculte, 2018 ; Cow-Boy, Inculte, 2020 ; Centre épique, L’Attente, 2020.
Dernières créations : « Sergent Pepper, suite… » (France Culture, 2017),« Musiques 68 » (Radio Nova, 2018), « Rockstar » (pièce chorégraphique de Valeria Giuga), 2020. Il a codirigé la revue Java (1989-2006) et travaille sur plusieurs projets multimédias, notamment comme batteur.


Le programme détaillé de la journée

10 h – 12 h : conférence-discussion

Caisse à outils, pièces détachées, bricolages ou qu’est-ce que la poésie contemporaine ?

Avec la légèreté, l’humour et la passion qu’on lui connaît, Jean-Michel Espitallier nous invite à une exploration des territoires les plus contemporains c’est-à-dire les plus inventifs de la poésie. Notamment en bousculant les idées reçues. Des vidéos de lectures lui permettront en outre d’illustrer la cartographie changeante qu’il tentera d’élaborer de ces territoires. Auteur d’une vingtaine de livres, il a notamment publié deux livres sur la poésie contemporaine qui font date. Il a été aussi codirecteur de Java, l’une des principales revues de poésie des années 1990-2000.

10 h 30 : Déjeuner à l’Amandier, le bistrot de Sigonce, avec l’auteur pour ceux qui le souhaitent

15 h – 16 h : L’écrivain Jean-Michel Espitallier en question(s)

16 h 30- 18 h 30: atelier de création

Listes, inventaires, (dé)rangements
Menus, horaires, tarifs, calendrier, règlements, le monde est plein de listes. L’écriture a d’ailleurs été inventée pour organiser, classer, énumérer. La littérature aussi, que l’on pense à la Bible, l’Odyssée, plus tard Sei Shonagon, plus tard encore Shakespeare, Rabelais, et jusqu’à aujourd’hui, de Perec à Novarina. Travailler sur la liste, c’est donc explorer une technique d’écriture universelle, « outil » aussi banal que complexe, aussi rudimentaire que sophistiqué. Il s’agira donc de faire des listes, chacun avec son propre imaginaire, ses colères, ses enchantements. Où il sera démontré que plus c’est simple, plus c’est complexe. C’est cette simplicité complexe qui fournit à la liste sa puissance poétique et ses infinis potentiel de sens.


Les livres de Jean-Michel Espitallier

Ses travaux sur la poésie

Pièces détachées: une anthologie de la poésie française aujourd’hui, Pocket, 2000 (réed. 2011).
Caisse à outils : un panorama de la poésie française aujourd’hui, Pocket, 2006 (rééd. 2013).
Introduction de Sac à dos : une anthologie de poésie contemporaine pour lecteurs en herbe, Le Mot et le reste, 2009.
« Poésie française aujourd’hui », direction d’un numéro spécial du Magazine littéraire, mars 2001.
Préface aux Illuminations d’Arthur Rimbaud, Pocket, 2009.
Préface à Jadis et Naguère de Paul Verlaine, Pocket, 2009.
Nombreux textes sur la poésie contemporaine en revues, collectifs, etc.
Nombreuses conférences, performances et conférences sur la poésie contemporaine en france et à l’étranger, notamment dans de prestigieuses universités (Yale, Berkeley, NYU, Sorbonne, Hong Kong University, King’s College, etc.)


Nous parlerons plus spécialement de ses derniers livres parus

Tourner en rond : de l’art d’aborder les ronds-points (PUF, 2016)

Présentation de l’éditeur

Citadins ou ruraux, design ou baroques, immenses ou minuscules, les ronds-points sont partout. Dans leur apparente simplicité, ils ont pourtant beaucoup de choses à nous raconter sur notre époque et sur nous-mêmes. Il suffit pour cela de les prendre aux mots. C’est ce que fait Jean-Michel Espitallier dans ce livre malicieux, drôle et volontiers iconoclaste.
Pourquoi les ronds-points remplacent-ils de plus en plus souvent feu ou stop ? Ont-ils la même valeur symbolique que les échangeurs ? Quels fantasmes tentent-ils d’assouvir ? Quels messages sociologiques, éthiques, politiques véhiculent-ils ? Que révèlent (et que cachent) leurs décors ? Enfin, pourquoi des ronds-points en temps de crise ? À toutes ces questions, ce petit livre aux allures de traité apporte des réponses pertinentes et d’une grande acuité qui ne se départissent jamais d’une légèreté amusée et d’un esprit de dérision. Car le rond-point, pour autant qu’il soit devenu l’un des marqueurs sans doute les plus originaux de notre contemporain, favorise ici toute une série de réflexions qui, parce qu’elles nous font tourner en rond, nous entraînent fort loin !

La Première année (Inculte 2018 ; en poche 2021)

La 4ème de couv

Tandis qu’au dehors, à quelques centaines de mètres de chez lui, des attentats ensanglantent Paris, Jean-Michel Espitallier vit un autre drame plus intime : sa compagne, Marina, s’éteint « assassinée » par le cancer.
Ce livre est la chronique d’une disparition, qui enregistre – au sens musical du terme – la lente et calme approche de la mort, son surgissement, capté avec une rare acuité, puis la première année dans l’absence. Sans voyeurisme, mais avec parfois la crudité que suppose la grande intimité entre les corps, Jean-Michel Espitallier consigne, au fil des jours, les remarques, les pensées, les sentiments que la perte lui inspire.
Rappelant le Journal de deuil de Roland Barthes, mais aussi la précision des romans d’Annie Ernaux, ce récit poignant raconte le progressif effacement des traces matérielles qui évoquent l’existence de l’autre, faisant une place toujours plus vaste au souvenir, devenu seule expérience du présent. IL dessine ainsi, en creux, un émouvant portrait de celle qui fut, celle qui n’est plus, et compose une intense méditation sur le Temps. Habiter la vie, c’est aussi puiser dans les ressources de la langue pour tenter de saisir l’incompréhensible et de surmonter l’insupportable.

Note de lecture d’Evelyne, Désirdelire, ici.

Cow-boy (Inculte, 2020).
La 4ème de couv’
Le grand-père de Jean-Michel Espitallier était cow-boy. Un vrai cow-boy d’Amérique, au bout du bout du Far West : en Californie. Dans sa jeunesse, il a quitté ses Alpes natales pour aller tenter la fortune dans ces contrées lointaines, qui concentraient alors toute l’espérance et tout l’or du monde. Et puis, pour une raison ignorée, il est revenu. Il a vécu le reste de son âge dans son coin de France, au milieu de montagnards taiseux dont il faisait partie, lui aussi.
De cet aïeul propre à susciter des légendes, on ne sait presque rien. Son histoire est comme un trou de mémoire dans la mythologie familiale.
Tour à tour enquête, western, histoire de l’univers en accéléré, peinture de la vie quotidienne des cow-boys californiens, voyage fantastique à travers le continent américain, méditation sur la mémoire, ce récit reconstitue le parcours de ce personnage inconnu. Jusqu’à la belle histoire d’amour qui l’unit à la grand-mère de l’auteur.
D’une grande diversité de cadences et de styles, ce livre joue de toute la puissance de la littérature pour redonner vie à nos fantômes et reconstituer les choses disparues. Surtout celles que l’on n’a pas vues.

Note de lecture d’Evelyne, Désirdelire, ici.
Note de lecture de Michel ici.

Centre épique (L’Attente, 2020)
La 4ème de couv’
Récit-documentaire écrit en résidence dans l’agence Ciclic Centre-Val de Loire, autour de films d’archive sur les us et coutumes dans les villages à travers le vingtième siècle, de la première guerre mondiale aux grandes grèves de 1995. Le texte est ponctué de photogrammes et de codes QR qui permettent de visionner les films.

Note de lecture d’Evelyne, Désirdelire, ici.


Des émissions

France Culture, Création on air
https://www.franceculture.fr/emissions/creation-air/sgt-pepper-suites (2017)

Sgt Pepper, suite(s)
Sgt Pepper, suite(s)• Crédits :  IDB – Radio France

Par Jean-Michel Espitallier, réalisation Nathalie Salles
Mixage : Bernard Laniel et Pascal Besnard
L’album sans doute le plus mythique de l’histoire du rock a cinquante ans. Occasion pour l’écrivain Jean-Michel Espitallier de poser la question des suites de cet album dans l’imaginaire, les pratiques artistiques, la sensibilité d’une douzaine de musiciens, critiques, compositeurs, écrivains, plasticiens, etc. Un patchwork de courts témoignages entrelacés de quelques reprises des morceaux de cet album (Jimi Hendrix, The Flaming Lips, Ike and Tina Turner, etc.) et d’un medley signé Jean-Michel Espitallier.


France Culture, L’atelier du son
https://www.franceculture.fr/emissions/latelier-du-son/latelier-du-son-de-jean-michel-espitallier (2011)

Jean-Michel Espitallier,est un « hub », comme on le dit d’un lieu de passage où l’on vient de partout pour aller ailleurs. Le poète a droit à toute la palette, c’est pourquoi Espitallier est poète, « bricolant » (c’est lui qui le dit) avec tous les outils possibles. Le son en est un, dont il s’est saisi il y a une dizaine d’année, au moment où justement la technique se démocratisait, contribuant à faire du son un mode d’expression de la création contemporaine. Son activité de batteur, marqué au fer rouge à l’adolescence par les Beatles et Syd Barrett, se retrouve aussi dans son travail sonore, on va vite s’en rendre compte ce soir. Entre le burlesque (la pièce Animal ) et l’innommable (la pièce Army), Jean-Michel Espitallier partage ses obsessions avec nous et donne un aperçu de son Atelier du son. **Thomas Baumgartner (production) et Gislaine David (réalisation)


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