Jadd Hilal, Une baignoire dans le désert

L’avis de Danielle Manuel.
Une manière de se préparer à la rencontre avec l’auteur le 10 avril prochain à Forcalquier.

J’ai aimé le titre immédiatement. «Tiens, on dirait un conte ? »
J’ai aimé d’emblée le personnage / Adel, un enfant solitaire et rêveur avec des parents si peu présents, mais avec deux amis qui sont deux insectes géants – Darwin le muet et Targigrade le bavard.
«Tiens, on dirait le héros et ses auxiliaires ! » Mais quand la guerre éclate dans le village, il se retrouve dans le désert et dans une grande détresse.
«Tiens, on dirait un conte initiatique avec épreuves et combats de dragons. » Mais non ! là, c’est la guerre pour un territoire avec deux camps qui s’affrontent,  avec des chefs et des hommes ballotés par la bêtise et la brutalité de la situation. L’enfant est capturé et emprisonné dans une casemate. Il doit se défendre, ne pas parler au chef qui l’interroge et vivre toutes sortes de corvées éprouvantes.
C’est un enfant qui grandit et se renforce dans sa résistance, mais « qui réclame le droit d’être un petit garçon ».
C’est là l’originalité de ce texte qui avec un squelette archétypal se rapproche de nous et des récits de guerres modernes dans le désert.
Non, ce n’est pas un conte, c’est un roman à la langue vive qui raconte l’essentiel sans s’attarder mais avec tellement d’émotions dans les dialogues.

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