Noga Albalach, Le vieil homme. Des adieux

Traduit de l’hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech. Editions do, 2020.

L’avis de Catherine

Un homme qui peu à peu s’éloigne : il vieillit et sa mémoire fait défaut, de manière pathologique. Sa fille, la narratrice l’accompagne et, malgré ou grâce aux déchirures du tissu des mots, elle trace peu à peu, avec tendresse, le portrait de ce père et son histoire, celle de leur famille. Les détails du quotidien se mêlent aux moments intenses. Présents ou passés.

La mise en page du texte laisse des blancs de taille variable, mimant ces « trous de mémoire », espaces à combler, du moins en partie. Ce n’est pas un récit linéaire, mais au gré du surgissement des souvenirs, le puzzle en morceaux épars devient peu à peu une image lisible.

On s’émeut et on sourit aussi.

Un récit qui continue à vivre comme il est écrit, légèrement et fortement, dans la mémoire du lecteur une fois le livre fermé.

Editions do, 2020

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