Angélique Villeneuve, La belle lumière

Editions LePassage (2020)

Une note de lecture de Patricia Bouchet, une chroniqueuse de Désirdelire,
suivie d’une vidéo où Angélique Villeneuve parle de son livre à l’occasion des Correspondances de Manosque.

On rentre dans ce roman à pas feutrés. On prend ses marques et on avance doucement. La beauté du livre va développer son rayonnement au fil des pages. C’est un roman fort et puissant.

Le décor est planté, Alabama 1880, une mère et sa fille. Un lien particulier se tisse. Pourquoi? La fille n’est autre qu’Helen Keller sourde, aveugle et muette devenue personnage célèbre.Mais Angélique Villeneuve nous déplie ici l’histoire de sa mère et, toute l’amplitude de son écriture va nous donner à voir, comprendre, percevoir le combat d’une mère, autant extérieur qu’intérieur. Je scinderais le roman en deux parties. La première retraçant l’histoire de la mère et la genèse de son histoire d’amour avec sa fille et la seconde, le combat qu’elle livre avec elle même, afin de lui laisser prendre son envol.L’auteure nous décrit justement avec acuité , le lien qui unit une mère et un enfant « différent », cet amour inconditionnel et le déchirement nécessaire pour que celle-ci advienne un être indépendant. Il est fortement question également de l’abnégation d’une mère, du sentiment de « jalousie/possession ». N’oublions jamais au cours de cette lecture le contexte, l’époque.



2 réflexions sur “Angélique Villeneuve, La belle lumière”

  1. Tout à fait d’accord avec cette chronique juste et précise. Un très beau roman sur le délicat parcours d’une mère qui sait, même si c’est si difficile, jusqu’où donner pour le bonheur de cette enfant si différente. Un roman et une autrice à découvrir. Souvenir d’une belle rencontre à Manosque.

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