Gaëlle Nohant, La femme révélée

Igolène nous propose ce roman retenu dans la sélection du
prix des médiathèques DLVA, Une terre, un ailleurs.
Avec une vidéo (3′) de présentation par l’auteure.


Ce qu’en dit l’éditeur ici.

Ce qu’en dit Igolène
Lorsque Violet Lee débarque dans un hôtel minable de Paris, elle est le nom d’emprunt d’Eliza Donnelley,  une américaine qui a choisi la fuite pour sauver sa vie et le futur de son fil. Elle a laissé à Chicago un mari violent et raciste et un petit garçon qu’elle ne savait plus protéger. Pour seul vrai bagage, un appareil photo qui est le seul objet capable de dire son amour de la vie. Un méchant goût d’abandon la taraude.
Dans le Paris des années 50, Eliza vit au rythme de ses rencontres et de l’esprit qui souffle à Saint Germain des Prés. Son regard devient de plus en plus pointu, de plus en plus engagé. Elle sait faire grandir ce talent particulier qui permet à un artiste de voir et de dire ce que les autres ne peuvent pas voir. Lorsqu’en 1968 elle pourra enfin retourner à Chicago, elle y arrivera en reporter et sera là la voie des retrouvailles avec son fils, au milieu de l’extrême violence de l’Amérique de la Guerre du Viet Nam et de la haine raciale.
Le chemin de Violet-Eliza est aussi une très belle histoire d’amour. C’est peut-être un coup de foudre qui sauve la vie de cette femme, permettant que le sentiment d’abandon à l’égard de son fils devienne le courage lucide d’attendre le moment juste pour repartir vers lui. Rien n’est facile pour Violet-Eliza, mais la vie est chevillée à son corps et à son cœur.
Cette histoire devient de plus en plus, au fil de la lecture, le chemin d’une artiste. C’est une belle façon de dire au lecteur combien nous avons besoin que d’autres nous aident à VOIR.


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