Dans les jardins de l’église Saint-Claude de Sigonce – jeudi 2 juillet -20h30
Réservation (gratuite)
Une création de Dominique Parent et Lucie Taffin à partir des textes de Valère Novarina
Durée : 1h
Spectacle tout public
Photos : C.P Les amis du Garage Théâtre (Cosne-sur-Loire)
« Un éclatant hommage à l’auteur de théâtre, metteur en scène et peintre franco-suisse Valère Novarina (1942-2026), disparu en janvier. Un spectacle réjouissant où jonglerie verbale et poésie espiègle s’incarnent avec maestria. » (La Revue du spectacle, Isabelle Fauvel) Lire l’article
» Magnifique et vibrant hommage au dramaturge Valère Novarina » (Yves Poey) Lire l’article
LE CHANTEUR EN PERDITION.
(L’amour est voyant)
Textes de Valère Novarina.
Musiques de Christian Paccoud.
Costumes de Sabine Siegwalt.
Regard extérieur et amical de Nicolas Struve.
Lumières de Stéphanie Daniel.
Avec Dominique Parent & Lucie Taffin.
Deux voix s’élèvent dans l’espace éclaté des mots : un comédien et une musicienne, Dominique Parent, jongleur verbal, et Lucie Taffin, poétesse au souffle nomade traversent tous deux les textes fulgurants de Valère Novarina.
Langage en feu, syntaxe renversée s’incarnent ici sur les musiques de Christian Paccoud. Le verbe se fait chair.
Un duo au bord du théâtre et de la musique où chaque mot est un monde et chaque silence une prière
Le duo réunit Dominique Parent, comédien formé au Conservatoire national supérieur de Paris et récent pensionnaire de la Comédie-Française (2023–2025), et Lucie Taffin, chanteuse et accordéoniste dont les créations mêlent poésie, reprises, collaborations diverses (musiques d’improvisations avec la compagnie « D’un instant à l’autre », Duos chantés et musicaux : Juja Lula avec sa soeur la pianiste et chanteuse Juliette Taffin , Pic panacée avec l’altiste Marta Del Anno , Danse panique avec le batteur percussionniste Jérôme Roubaud ).
Ensemble, ils donnent à entendre et à voir la langue de Valère Novarina, portée et traversée par les compositions de Christian Paccoud.
Intention
Il est plus méritoire de découvrir le mystère dans la lumière que dans l’ombre. Arthur Cravan.
Interpréter Novarina, ce n’est pas raconter. C’est permettre à la langue d’être éprouvée dans son corps. Pour nous, la scène est un atelier où la parole se heurte, se pétrit, se consume et renaît. Nous avons voulu concevoir un dispositif qui mette l’acteur et la musicienne en relation permanente — une relation parfois franche, parfois contradictoire — où la musique ne vient pas « habiller » le texte mais le traverser, le fissurer, l’éclairer. L’accordéon de Lucie Taffin est une matière de souffle : il soutient, accompagne, oppose, suspend. Il crée des espaces où le sens se recompose, se diffracte , kaléidoscope musical. L’incarnation de Dominique Parent prend des allures de récit, de psalmodie, de chant entrecoupé, de plainte et d’éclat. Le spectacle joue des écarts entre maîtrise et perte ; il revendique la fragilité comme condition d’intensité scénique.. Plus qu’un personnage, « le chanteur en perdition » est une position : celle d’un être qui avance sans centre fixe, qui cherche un point d’appui dans la langue et le son. et c’est ce risque que nous souhaitons partager avec le public, à chaque représentation.




Dominique Parent
Entré à l’école des Beaux-arts de Tourcoing en 1979, il intégrera en 1984 l’école d’art dramatique du Conservatoire national de Lille (1984-1986) puis le Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris (1986-1989 : classe de Pierre Vial, Michel Bouquet, Jean-Pierre Vincent, Daniel Mesguich). Dominique Parent collabore au théâtre depuis 33 ans avec Valère Novarina tant sous sa direction : Vous qui habitez le temps, La chair de l’homme, L’origine rouge, La Scène (création à Vidy Lausanne), L’acte inconnu (Cour d’honneur, Avignon 2007), Le Vrai Sang (création au Théâtre de l’Odéon, prix du syndicat de la critique meilleure création en langue française, prix de la meilleure musique de scène pour Christian Paccoud), L’Atelier volant (Théâtre du Rond-point), Le Vivier des noms (Cloître des Carmes Avignon 2015), et cette dernière saison L’Animalimaginaire (Théâtre National de la Colline 2019), que dans les mises en scènes de Claude Buchvald. Il est dirigé par Bernard Sobel (La Bonne âme du Se-Tchouan, Tartuffe), Michel Didym, Louis Do de Lencquesaing, Patrick Haggiag, Éric Vigner, Jérôme Deschamps, Alain Timar, Olivier Py (La servante), Nicolas Ducron, Vincent Goethals, ainsi que Jacques Nichet (Le haut de forme de E. De Filippo, Faut pas payer de Dario Fo, nomination au Molière du meilleur spectacle théâtre public ). Au Théâtre du Peuple de Bussang, il participe aux créations de Pierre Guillois en 2008, Le ravissement d’Adèle de Rémi De Vos et en 2011, Grand fracas issu de rien (sur des textes de Novarina). Ces dernières années, il a joué dans Orgueil, poursuite et décapitation de Marion Aubert, Cassé de Rémi De Vos mis en scène Christophe Rauck, Tambour dans la nuit de Brecht mis en scèneDag Jeanneret, Elvis Polyptique d’Emmanuel Darley, mise en scène de Gilone Brun et de l’auteur, À nos enfants création collective sous la direction de Nicolas Struve. Avec Olivier Martin Salvan, Mathilde Hennegrave et Nicolas Vial ils initient le Projet Coulisses autour des souvenirs et pensées d’acteurs. Lors de la saison 17/18 il retrouve Denis Podalydès pour Le triomphe de l’amour au Bouffes du Nord et en tournée, collaboration renouvelée récemment avec L’Orage d’Alexandre Ostrovski pour les Bouffes du Nord et actuellement en tournée. Il a également joué dans Mais N’te promène donc pas toute nue de George Feydeau mise en scène Anne-Marie Étienne à l’été 2022. Au cinéma, il est fidèle au réalisateur Bruno Podalydes (Dieu seul me voit, Le mystère de la chambre jaune, Le parfum de la dame en noir, Bancs publics, Bécassine, Wahou !). Il joue dansUne petite zone de turbulence d’Alfred Lot ainsi que dans Trois mondes de Catherine Corsini. À la télévision, il travaille avec les réalisateurs comme Marcel Bluwal, Éric Rohmer, Serge Moati, J.L Lorenzi, Emmanuel Bourdieu, Étienne Dhaene, Xavier Giannoli. Depuis son entrée dans la troupe de la Comédie française, Dominique Parent joue dans Et si c’étaient eux ? de Christophe Montenez et Jules Sagot, la reprise de La Reine des Neiges, l’histoire oubliée d’après Anderssen par Johanna Boyé, Les Démons d’après Dostoïevski par Guy Cassiers. En 2024/2025 il reprend le rôle de La Flèche dans L’Avare par Lilo Baur, on le verra également dans Omar-Jo, Son manège à lui par Anne Kessler, On ne sera jamais Alceste par Lisa Guez, L’Intruse et les Aveugles par Tommy Milliot et Une mouette par Elsa Granat. Après son départ de la Comédie Française il retrouve Elsa Granat pour un spectacle Jeune Public d’après Cervantès qui sera crée en février 2026 Papy Quichotte.
Lucie Taffin
Très jeune Lucie écrit, joue, chante et s’accompagne à l’accordéon. Interprète et comédienne passionnée dans des projets pluridisciplinaires, elle compose, alors âgée de 16 ans, l’ensemble des musiques du spectacle musical Luna derrière les nuages. Encore lycéenne, elle crée avec sa sœur Juliette le duo JujaLula (2000) qui donne de nombreux concerts jusqu’à aujourd’hui. Elles ont sorti trois albums (Les Filles chantantes, Chanson ou pas, En concert), deux Ep (Faut Voir, Noé) ; en septembre 2025, ces enregistrements ainsi qu’un nouvel album d’inédits, Bille en tête, sont réédités dans une compilation, chez EPM Musique.
Printemps 2018 ; Lucie crée un répertoire en solo, Grande salle sous-sol, pour accordéon et voix.
À partir de l’été 2019, ces chansons sont jouées en compagnie de Jérôme Roubeau à la batterie ; ils s’appellent Danse Panique et sortent l’album éponyme en septembre 2021 (Controra Records / distribution numérique). En chanson toujours, elle partage très régulièrement la scène avec Marta dell’Anno, elles sortent sous le nom de Pic Panacée un album de 7 titres, Due ? chez Controra Records (05/01/22), puis composent des chansons bilingues franco-italiennes. Un nouvel EP sort au printemps 2026. Depuis 2017, avec la Compagnie d’un instant à l’autre, Lucie participe aux programmes uniques mélangeant improvisations et compositions, taillés in situ dans des lieux de patrimoine, À la croisée des voix, ou en plein air, Chemins sonnants.
Un autre répertoire voit le jour en 2023, en co-production avec la Revue Éclair, partagé sur scène avec Christine Bertocchi, Sabbat, performance chantée et rituelle autour de la figure des sorcières. Tour de chant (2025- 2026) est le deuxième volet de ce duo, avec des chansons écrites par Stéphane Olry et composées par Jean-Christophe Marti. Autres créations qui lui tiennent à cœur ; Lucie intègre l’ensemble d’onze musiciens Les Mondes d’ici, réuni par Didier Petit (2021), puis Nous l’Espace (2024), revue musico-spatiale à six chanteurs instrumentistes.
Parallèlement, Lucie a empoché un master de philosophie, écrit des musiques pour le théâtre et le cinéma (La Princesse et le camionneur, La Visite, Les colombes voulaient un roi,…), monte des répertoires de reprises (J. Prévert, Ricet Barrier, G. Couté avec Bernard Meulien), rejoint des projets d’orchestres itinérants (TrackTour), compose des chansons pour «occasions particulières» (pour le CNES en 2018, Les rencontres philosophiques de Langres en 2019, le Musée de Champlitte en 2023), accompagne en concert et en répétition la chorale Les Voisins du dessus (depuis 2014). Avec Ze Jam Afane, ils créent L’arrière-pays (2021) à Césaré (Reims), un répertoire à cheval entre chanson et conte, qui exhale une odeur de sous-bois. Le chanteur en perdition, ensemble de chansons de Valère Novarina et Christian Paccoud, interprété en compagnie de Dominique Parent est créé en juillet 2025.
Christian Paccoud
Musicien, compositeur et organisateur de rencontres artistiques, sa musique mêle couleurs populaires et lyrisme rugueux, esprit libertaire et poésie pure : elle est à la fois ancrée et libre, capable d’accompagner la parole dramatique comme de la bousculer. Initiateur du festival de Courzieux, il est un passeur de projets et de rencontres, favorisant des créations situées à la croisée des genres.

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