9 avril 2022 / Une journée avec les éditions Elyzad

Nous invitons des acteurs/des actrices du livre pour une journée.
Selon leur travail, différentes propositions sont faites au public.
Elles comprennent toujours un atelier avec les artistes auquel chacun peut participer.
Elles croisent la littérature avec d’autres formes artistiques.
Ces journées se déroulent à Sigonce (04).
Notre partenaire libraire : La Carline (Forcalquier).

Le 9 avril, nous recevons Elisabeth Daldoul, fondatrice des Éditions Elyzad.
Elle est accompagnée de Yamen Manai.

Présentation de l’atelier
Elisabeth Daldoul nous confie trois manuscrits qui ne sont pas encore publiés.
Le groupe de lecture formé pour cette occasion en prend connaissance dès maintenant
et donne son avis : s’il était éditeur/trice, publierait-il ce manuscrit ?
Nous vous invitons donc à participer à un atelier « à la manière d’un comité éditorial ».

Le 9 avril, un débat en public a lieu avec l’éditrice sur ces trois textes.

S’inscrire à contact.desirdelire@agmail.com ou 06 01 23 23 30

Programme de la journée
10 15 : accueil
10 h 30 – 12 h 15 : rencontres
avec Elisabeth Daldoul : être éditrice, une maison d’édition tunisienne (modérée par Evelyne Sagnes)
avec Yamen Manai autour de son travail d’écrivain (modérée par Brigitte Madacéno)
12 h 30 : séance de dédicaces
13 h : déjeuner au bistrot L’Amandier (sur réservation : Laurence 06 86 45 43 69
15 h : débat animé par l’éditrice et préparé avec un groupe d electrices et lecteurs, autour de trois manuscrits.

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« Les éditions Elyzad sont nées à Tunis en 2005. Malgré un contexte politique pesant, face à la censure et à la situation de « douce » asphyxie dans laquelle nous nous trouvions, il était vital pour nous de donner à entendre les voix des romanciers, « ces historiens de l’imaginaire », qui disent la parole tue, explorent l’âme humaine dans toute sa nudité.
Pour porter loin cet engagement, nous avions des défis à relever. L’un d’entre eux : faire circuler les textes du Sud vers le Nord afin d’inverser la dynamique. Abordant ce chemin ardu, nous avons fait le choix de l’exigence : sélection minutieuse de textes littéraires, attention particulière à la finition de l’objet livre (papier, couverture). Nous avons pu alors partager avec les lecteurs de la rive nord de la Méditerranée les romans des auteurs tunisiens contemporains. »
En savoir plus sur Elyzad

Yamen Manai
Né en 1980 à Tunis, Yamen Manai vit à Paris. Ingénieur, il travaille sur les nouvelles technologies de l’information. Aux éditions Elyzad sont également parus ses romans La marche de l’incertitude (poche, 2010), La sérénade d’Ibrahim Santos (2011 ; poche, 2018) et L’amas ardent (2017), récompensés de nombreux prix littéraires, Bel abîme (2021),

Sa présentation sur le site du festival Étonnants voyageurs :
Considéré comme l’un des représentants les plus talentueux de la nouvelle génération d’auteurs tunisiens, Yamen Manai interroge les ressorts de la modernité et de la liberté politique. Si ses romans sont empreints d’actualité, l’auteur veut créer une œuvre intemporelle et universelle qui ne se limite pas à un moment précis de l’Histoire. Ingénieur romancier, il construit ses œuvres comme des contes à l’aide de personnages forts et s’inspire des nouvelles technologies – un domaine qui le fascine. Jean-Marie Gustave Le Clézio dit de lui qu’il « parle avec la réserve et l’exactitude de l’homme de science et en même temps avec le feu du poète et l’imagination du romancier. »
Il grandit en Tunisie avant de partir en France faire ses études. À Paris, il se passionne pour la littérature et découvre avec émerveillement les nombreuses librairies, les rencontres littéraires et les débats. C’est alors qu’il publie son premier roman, La Marche de l’incertitude, très belle histoire à l’humour joyeux, entre influences du conte traditionnel africain – destins croisés de personnages forts – et son goût pour la science et la technique. Publié en 2010 en poche aux éditions Elyzad, basées à Tunis, le récit est placé sous le signe du hasard. Immédiatement remarqué, Yamen Manai a reçu le prix Comar d’Or, prestigieux prix littéraire tunisien, et le prix des lycéens Coup de cœur de Coup de Soleil en France, dont l’ambition est de mieux faire connaître la littérature du Maghreb.
Dans son deuxième roman La Sérénade d’Ibrahim Santos, paru en 2011 et pour lequel il a reçu le prix Alain Fournier qui récompense de jeunes écrivains, Yamen Manai nous plonge dans l’univers du réalisme magique sud-américain en proposant une peinture de la réalité qu’il s’amuse à travestir. L’écrivain interroge la dictature et ses ressorts ainsi que les limites des prouesses technologiques en transportant le lecteur par la musique d’Ibrahim Santos, musicien météorologue. L’écrivain, qui a commencé l’écriture du roman trois ans avant la révolution tunisienne, a confié avoir senti les prémices des mouvements de contestation à venir.En 2017, il signe L’Amas ardent, récompensé du Prix des cinq continents de la Francophonie. Dans cette fable moderne aux allures de conte philosophique, il trace un parallèle entre la lutte d’un apiculteur pour sauver ses abeilles des frelons asiatiques, et l’invasion du fondamentalisme religieux. C’est sa façon de donner un sens à l’actualité, à la crise écologique et au fanatisme, mais aussi de proposer une solution : la solidarité, le travail collectif pour un objectif commun, à l’image des abeilles. Si la réalité tunisienne l’a influencé, Yamen Manai a voulu faire un roman universel qui s’adresse à tous les hommes, résolument tourné vers l’espoir.Yamen Manai revient en 2021 avec le court et intense Bel abîme, récit à la première personne où un adolescent raconte les raisons de sa vengeance sur le monde après la disparition de sa chienne Bella, qu’il aimait tant. Portrait critique d’une société où le pouvoir ne change jamais de main, le roman met brillamment en scène la colère après l’injustice, la jeunesse fougueuse contre l’ordre établi.


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